Tous les adultes peuvent aujourd'hui alterner des périodes de formation et des périodes d'activité professionnelle dans une perspective d'évolution "tout au long de la vie".
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Plusieurs dispositifs :
Qu’est-ce que le DIF ?
• Un crédit de 20 heures de formation par an pour chaque salarié depuis le 7 mai 2004.
• Ce crédit peut être cumulé jusqu’à 6 années, pour un total de 120 heures.
• Ces heures s’effectuent, en principe, hors temps de travail, sur les heures de RTT par
exemple.
• De nombreux accords de branches ont été conclus et ont apporté des aménagements de la
loi. Pour les détails, voir l’accord signé par votre branche professionnelle.
• Le salarié en CDI justifiant d’un an d’ancienneté.
• Le salarié en CDD justifiant de 4 mois d’ancienneté, consécutifs ou non, au cours des 12
derniers mois.
• Pour les salariés à temps partiel et en CDD, les droits sont calculés au prorata temporis.
• L’employeur doit relever de l’Unédic.
• L’initiative vient du salarié.
• Le choix de l’action de formation se fait en accord avec l’employeur.
• L’employeur doit répondre dans un délai d’un mois (l’absence de réponse vaut acceptation).
• En cas de désaccord pendant 2 années consécutives, le salarié peut faire une demande de Congé Individuel de Formation (CIF) qui sera traitée en priorité.
• L’employeur prend en charge les frais de formation.
• Pour le salarié en CDD, le financement s’effectue par l’OPACIF.
• Si la formation est effectuée hors temps de travail, le salarié perçoit une indemnité correspondant à 50% de sa rémunération nette.
Le DIF "portable" peut être utilisé en cas de :
• Rupture du contrat
• Démission
• Licenciement (sauf faute lourde)
Il est important de bien connaître les dispositions des accords de branche.
Consulter le site droit-individuel-formation.fr
Découvrez la vidéo explicative (2'54")
(source site orientation-formation - portail de l'Etat, des Régions et des Partenaires Sociaux).
• Le droit qui permet à tout travailleur, au cours de sa vie professionnelle, de suivre à son initiative et à titre individuel, des actions de formation, indépendamment de sa participation aux stages compris dans le plan de formation de l'entreprise.
• L'absence ne peut être supérieure à un an pour un stage à temps plein ou à 1 200 heures pour un stage à temps partiel (sauf accord).
• Ce congé permet également de préparer et de passer un examen.
• Tout salarié quels que soient l'effectif de l'entreprise et la nature de son contrat de travail.
• Condition d'ancienneté nécessaire : 24 mois, consécutifs ou non, en tant que salarié, dont 12 mois dans l'entreprise (36 mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés).
Le financement est assuré par des organismes paritaires agréés par l'Etat, principalement des FONGECIF (Fonds de gestion du CIF, présents dans chaque région). Dans quelques secteurs professionnels, ce sont des OPCA.
Le FONGECIF ou l'OPCA sont susceptibles de prendre en charge, dans l'ordre de priorité :
Le salarié doit s'adresser le plus tôt possible au FONGECIF ou à l'OPCA pour disposer des renseignements nécessaires à la constitution de son dossier.
Plus d'informations www.emploi.gouv.fr
Découvrez la vidéo explicative (2'48")
(source site orientation-formation - portail de l'Etat, des Régions et des Partenaires Sociaux).
Le contrat de professionnalisation favorise l’insertion ou la réinsertion professionnelle des jeunes et des demandeurs d’emploi.
Il permet à ces publics d’acquérir un diplôme, un titre ou une qualification professionnelle reconnus au plan national ou au niveau de la branche.
Incluant une période de professionnalisation (formation), c’est un véritable contrat de travail :
L'accord de branche (ou accord collectif) peut prévoir l'allongement de la durée des CDD ou de l'action de professionnalisation en début de CDI jusqu'à 24 mois, notamment pour les personnes sorties du système éducatif sans qualification.
Entre 15 % et 25 % de la durée du contrat (au minimum 150 heures).
Elle peut dépasser les 25 % pour certains publics comme par exemple, à l’Université, pour les personnes ayant un objectif de formation diplômante (voir accord collectif de branche).
A noter : les Convention Collectives peuvent prévoir des taux de rémunérations plus favorables.
BON A SAVOIR
- Les frais de formation ainsi que les frais de transport et d'hébergement liés à la formation sont pris en charge par l’entreprise.
- Aide complémentaire Un demandeur d'emploi indemnisé qui signe un contrat de professionnalisation peut bénéficier d'une aide spécifique complémentaire au retour à l'emploi sous certaines conditions.
- Protection sociale Le salarié en contrat de professionnalisation bénéficie de la même couverture sociale que celle des autres salariés de l'entreprise, y compris pendant le temps de formation.
L’alternance
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail en alternance avec, d’une part :
- des enseignements généraux, professionnels et technologiques dispensés dans des organismes de formation répertoriés, publics ou privés, ou au sein de l'entreprise elle-même, lorsque celle-ci dispose en interne d’un service de formation professionnelle
- des actions d'évaluation et d'accompagnement. L'intitulé de ces actions, les modalités de leur validation ainsi que le tutorat doivent être mentionnés dans le contrat de travail.
d’autre part :
- l’exercice d’une ou plusieurs activités professionnelles en entreprise, en lien avec les qualifications recherchées, afin d’acquérir un savoir-faire professionnel.
Le tutorat
- Le tutorat est décidé par l’employeur. Cependant, certaines branches professionnelles le rendent obligatoire.
- Le tuteur peut être l’employeur lui-même ou un salarié qualifié de l'entreprise.
- Le tuteur participe aux différentes étapes du contrat de professionnalisation (élaboration du programme de formation, validation de la formation, ...). La formation mise en oeuvre est, à l’Université, validée par un diplôme (DUT, licence professionnelle, Master).
Télécharger la fiche récapitulative
Cette exonération est limitée à la partie du salaire n’excédant pas le SMIC
L’exonération est applicable de plein droit dès l’enregistrement du contrat par l'U.T. Direccte.
Les actions de formation, d'évaluation et d'accompagnement peuvent être prises en charge par les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) au titre de la professionnalisation et du DIF sur la base d’un forfait horaire fixé par une convention ou un accord collectif de branche.
Lorsque les dépenses engagées par l’employeur pour la formation des salariés en contrat de professionnalisation et l’activité des tuteurs ne sont pas totalement couvertes par l’OPCA, l’employeur peut imputer la différence sur son obligation de financement de la formation professionnelle.
Les groupements d’employeurs sont aidés
Les groupements d’employeurs (notamment les GEIQ) peuvent bénéficier d’exonérations particulières accordées par l’Etat.
Dans quel cas ?
- de jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire sans qualification
- de demandeurs d’emploi de 45 ans et plus.
Exemple : l’aide allouée par l’AGEFIPH :
Subvention forfaitaire par période de 6 mois pour l’embauche d’un travailleur reconnu handicapé en contrat de professionnalisation :
- jeune de moins de 45 ans : 1 700 euros
- personne de 45 ans et plus : 3 400 euros
Le contrat de professionnalisation doit être écrit. Il est établi en 5 exemplaires sur un formulaire type (CERFA EJ 20) disponible auprès des Direccte, des OPCA et des Pôles Emploi.
Téléchargez le formulaire.
Une fois le contrat conclu, l'employeur le transmet à l'OPCA avec les pièces justificatives (avant le début d’exécution du contrat ou au maximum dans les 5 jours qui suivent l’embauche.)
L’OPCA dispose d’un délai d’un mois à compter de la date de réception du dossier pour : - vérifier la conformité du contrat de professionnalisation aux dispositions législatives, réglementaires et conventionnelles. - décider de la prise en charge des dépenses liées à l’action de professionnalisation. - transmettre le contrat, pour enregistrement, à l'UT Direccte.
L'UT Direccte dispose d’un délai d’un mois à compter de la date de réception du contrat pour : - vérifier la validité de l'instruction effectuée par l'OPCA - enregistrer le contrat si l'avis de conformité est positif - informer l’employeur et l’OPCA de sa décision. Le silence gardé par l'UT Direccte pendant plus d'un mois à compter de la date de dépôt du contrat vaut décision tacite d'enregistrement.
L'employeur est tenu de signaler la rupture anticipée du contrat de professionnalisation à l'UT Direccte, à l'OPCA et à l'URSSAF, dans les 30 jours qui suivent la rupture du contrat.
Votre conseiller ANPE peut vous accompagner dans votre recherche d'emploi, mais peut aussi recueillir votre demande de formation. Si celle-ci s'inscrit dans une démarche de retour à l'emploi, elle peut, sous certaines conditions, être financée par votre ANPE.
Consultez vos droits sur notre site en cliquant ici.
Vous pouvez vous rapprocher de votre OPACIF (Organisme Paritaire collecteur Agréé gestionnaire du Congés Individuel de Formation) ou de votre FONGECIF qui peut prendre en charge tout ou partie de votre rémunération et votre formation.
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